Rapide retour de notre rencontre avec le Directeur Général des Services, M. Guillaume BOUDY et le Directeur Général Adjoint, M. Bernard FIGUET

 

 

 

Si nous espérions des réponses concrètes aux questions légitimes que nous nous posons tous (pouvoir d’achat, emploi, carrière, action sociale…), nous devons malheureusement faire le constat que seules quelques orientations ont pu nous être données :

 

 

Sur l’emploi, alors que nous dénoncions en début de semaine auprès de l’administration le gel des recrutements et des remplacements occasionnant de graves perturbations dans certains services, M.BOUDY affirme que cette situation est en passe de se régulariser dans les lycées. En revanche, pour les services du siège elle reste encore bloquée, le temps « d’examiner la situation ».

 

Nous avons aussi pu entendre que le vote du budget, pressenti pour la mi-avril, ne devrait pas avoir d’incidence sur la masse salariale pour cette année 2016. Ceci n’est pas pour nous rassurer car nous entrevoyons une année blanche en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, etc. Le point positif, s’il en est, étant qu’aucune baisse n’est annoncée dans l’immédiat.

 

Sur le pouvoir d’achat, l’annonce d’une baisse des recettes de la collectivité a été très largement mise en avant, dès que nous exprimions l’importance d’aligner les régimes indemnitaires par le haut et plus largement les dispositifs RH (Carrière, création d’emploi, modalité de gestion RH, etc…) afin d’assurer une égalité de traitement de l’ensemble du personnel de la collectivité.

 

Pour ce qui concerne la CGT, nous avons rappelé l’impact relativement faible de la masse salariale sur le budget global de la collectivité, autour de 10%, qui ne peut-être comparé avec celui rencontré dans une commune où la masse salariale peut atteindre près des 2/3 du budget. Nous ne considérons donc pas possible et pertinent de laisser légitimer des économies de fonctionnement sur la masse salariale…

 

Sur les carrières, dans un premier temps, M. BOUDY a tenu à nous demander notre avis concernant les tableaux d’avancement 2016, ces mêmes tableaux qui ont été validés lors des dernières CAP de 2015. 

 

Nous avons donné les raisons qui ont poussé la CGT à en demander leur passage, qui n’étaient autre que l’intérêt de chacun d’entre nous, nous refusions et refusons toujours que la fusion des Régions Auvergne et Rhône-Alpes soit le prétexte au blocage des carrières pour les personnels en l’absence de critères et de ratios communs et dans l’attente d’une hypothétique négociation. Nous n'acceptons pas plus le pretexte de l'alternantce politique...

 

M BOUDY, nous informe qu’il nous rejoint sur ce point, mais annonce que la nouvelle administration se réserve le droit d’examiner les situations au cas par cas, et nous a fait savoir qu’elle avait été choquée du procédé d’anticipation de validation des tableaux par l’ancien exécutif.

 

Sur l’Action Sociale, nous avons rappelé la volonté de la CGT, de créer une nouvelle association de tous les personnels, d’en définir assez strictement les objectifs par la négociation d’un cahier des charges favorisant une action sociale ambitieuse et solidaire et d’obtenir un subventionnement à la hauteur des ambitions qui ne peuvent pas être revues à la baisse.

 

Pour le volet de la protection sociale (mutuelle et prévoyance), nous avons réaffirmé l’importance que nous portons à l’ouverture rapide de négociations pour la mise en place de conventions de participation (contrat de groupe), sur le volet santé ainsi que la prévoyance. Nous avons aussi insisté sur le choix d’organismes inscrits au code de la mutualité pour éviter les écueils des grands groupes d’assurances.

 

Nous avons aussi fait savoir que nous apportons une grande importance au taux d’aide apporté par l’employeur qui doit être réellement incitatif et au moins égal au montant connus sur le versant Rhône-Alpes. Si le DGS était au fait des différences existantes entre les deux anciennes collectivités, aucune réponse ne nous a été avancé sur la vision du nouvel exécutif.

 

Sur l’organisation des services, nous avons réaffirmé l’importance d’avoir, en territoires, des centres décisionnels et opérationnels. Nous avons donc insisté sur l’existence et surtout sur le maintien de l’existant et pourquoi pas son développement (nous pensons aux ERA, et particulièrement à Clermont-Ferrand et Grenoble).

 

Il nous a confirmé la volonté d’assurer « un véritable équilibrage », avec « des gens compétents en responsabilité », et informé que des comités de direction seraient organisés toutes les 3 semaines à Clermont-Ferrand, mais aussi en d’autres lieux.

 

Sur la date des élections professionnelles, nous avons été la première organisation syndicale à revendiquer des élections professionnelles le plus rapidement possible suite à la fusion, nous les demandons au plus tard avant la fin du premier semestre de cette année, donc au plus tard avant la fin du mois de juin, au pire nous pourrions nous mettre d’accord sur la première semaine de juillet.

 

Sur le paritarisme des instances, auquel la CGT est très attachée, car nous estimons qu’il est de la responsabilité d’un élu que d’être au fait de ce qu’il se passe dans la collectivité et sur l’implication qu’il lui doit, aucune certitude en la matière n’a pu nous être apportée. Le sujet étant en réflexion.

 

Nous pensons aussi qu’une certaine conception du dialogue sociale doit être développée et dans ce sens que tous les sujets de discussion et de négociations doivent faire l’objet de réunions préparatoires à l’élaboration des dossiers concernant les personnels de la collectivité, tel que nous l’avons connu sur les derniers mois précédents la fusion. Nous ne souhaitons pas un dialogue social se limitant à la présentation des dossiers en Comité Technique, en Commission Administrative Paritaire ou en CHSCT.

 

En conclusion nous avons réitéré notre désir d’obtenir très rapidement un calendrier de discussion et de négociation et l’annonce de groupes de travail pour tous les sujets touchant les personnels que nous considérons urgent de traiter.

 

Une indulgence nous a été demandée afin de laisser le temps à la nouvelle administration d’appréhender correctement la situation.

 

Même si nous pouvons comprendre, nous voulons qu’un calendrier soit proposé dans les 2 ou 3 semaines à venir.

 

La rapidité de cette nouvelle équipe, à prendre en compte les préoccupations de son personnel augurera du dialogue social qu’elle souhaite mettre en place dans cette nouvelle collectivité, et conditionnera l’implication de ses personnels à s’y intégrer.

 

Nous avons aussi rappelé que le statu quo ne peut être tolérable et qu’en tant que personnels nous avons besoin de savoir où nous allons et de connaître les lignes directrices qui nous y amènent.

 

Jérôme FIORENTINO et Natalie SABATIER

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